« La réalité virtuelle se développe rapidement et d’ici 5 à 10 ans, elle fera réellement partie du quotidien des gens », estime Jesper Brodin, managing director de Ikea Suède et Range & Supply Manager du Groupe Ikea, dans un récent article de LSA Conso. C’est un fait : les technologies immersives ont le vent en poupe dans le retail. Elles offrent d’incroyables possibilités aux marques, que ce soit dans une optique BtoB ou dans un esprit BtoC. La preuve ? Voici les meilleurs apports de ces technologies !

Le merchandising 3D

C’est la première raison d’être de la réalité virtuelle mise au service du monde du retail : la construction des plans merchandising des enseignes et des fabricants de produits de grande consommation. Concrètement, les distributeurs et leurs fournisseurs s’en servent pour s’immerger complètement dans un rayon ou un magasin en réalité virtuelle. Ce qui leur permet de tester le balisage, le merchandising… Résultat ? Un réel gain de temps et de productivité au quotidien, qui permet de diminuer les ruptures de stock et de baisser le nombre de visites pour les relevés en magasin, de tester le merchandising sur le rayon, le concept du magasin, le merchandising, l’expérience consommateur et les plans de marketing et de communication.
Une véritable ode à l’efficacité, réduisant de fait le time-to-market et les étapes qui séparent l’idée de la réalisation. Tout facilitant la collaboration entre les différents acteurs d’un même projet !

L’eye tracking

La réalité virtuelle permet aussi de mieux comprendre le comportement des consommateurs. Ainsi, en greffant des technologies d’eye tracking (suivi du mouvement des yeux) à des casques de VR, il est possible de créer un merchandising centré sur le consommateur. La marque sait à tout moment quel produit attire son regard. Elle peut ainsi affiner sa stratégie commerciale !

La boutique virtuelle

Vous n’avez pas la place et/ou le budget pour présenter votre collection ? La réalité augmentée peut venir à votre secours ! Cette technologie permet en effet de créer des showrooms virtuels, dans lesquels les clients (BtoB ou BtoC) peuvent voir les produits disponibles, les observer en détails, les placer dans un panier… De là à imaginer la naissance de boutiques virtuelles, il n’y a qu’un pas que Maxime Guirauton, directeur Marketing & Communication B2B de Samsung Electronics France, n’hésite pas à franchir dans un dossier réalisé par LSA Conso : « De chez moi, j’ai l’application de mon magasin. Je vais aller vivre mon magasin virtuellement et potentiellement acheter depuis un store complètement virtuel. Cela ne signifie pas dire que cela va remplacer le magasin physique, c’est juste un canal complémentaire qui est en train de se créer au même titre que les ventes Internet. »

L’aide à la vente

La réalité augmentée constitue une réelle aide à la décision pour les consommateurs : elle leur permet en effet d’essayer des produits, de les observer, voire de les démonter… sans les avoir entre les mains ! Ainsi, par exemple, le magasin Ray-Ban propose à ses clients d’essayer un nombre quasi-infini de paires de lunettes. Il suffit pour cela de se placer en face de la caméra !
La réalité virtuelle, elle aussi, peut aider à mieux vendre. C’est par exemple le cas dans l’immobilier, où certaines agences « dématérialisent » les visites pour éviter les déplacements inutiles. Autre exemple : l’automobile, la marque Audi proposant ainsi à ses clients potentiels de prendre place dans une voiture grâce à un casque de réalité virtuelle, et de choisir les options qu’ils préfèrent !

La formation des vendeurs

La réalité virtuelle est un excellent outil de mémorisation. En effet, elle permet de former des vendeurs « en conditions réelles », en les plaçant dans les configurations des magasins dans lesquels ils vont travailler et face aux outils qu’ils auront véritablement en main. Ainsi, la formation est moins théorique. Elle se fait plus pratique que jamais. Elle va plus loin que les MOOCs, et permet de tester les vendeurs face à des situations réelles, recréées par ordinateur.
« Le fait d’être immergé dans un contexte favorise l’apprentissage et la mémorisation, explique ainsi Philippe Loeb, Vice-Président CPG-RETAIL chez Dassault Systèmes. La probabilité que les personnes se souviennent dans le détail de ce qu’elles ont vu est très forte. Cela stimule d’autres zones du cerveau. L’engagement est plus total et vecteur de plus d’émotion, ce qui permet de créer des liens plus importants. »

Les technologies immersives sont pleines de promesses pour les marques et les fabricants. Elles les rapprochent toujours un peu plus du client final, et permettent de mieux le comprendre. L’objectif ? Non pas vendre plus, cette promesse semblant, à l’approche de la décennie 2020, dépassée. Mais incontestablement, vendre mieux !

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